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'''Louis-Marie de Carné''', comte de Carné Marcein ({{Date de naissance|17|février|1804}} à [[Quimper]] - {{Date de mort|11|février|1876}} à [[Plomelin]]) est un diplomate, homme politique, journaliste et historien français, membre de l'[[Académie française]]. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur.
'''Louis-Marie de Carné-Marcein''', le {{date de naissance|17 février 1804}} à [[Quimper]] et mort le {{date de décès|11 février 1876}} à [[Plomelin]], est un diplomate, [[Personnalité politique|homme politique]], [[journaliste]] et [[historien]] [[France|français]], membre de l'[[Académie française]].


Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur.
== Famille ==
Il est le fils de Louis de Carné-Marcein (1769-1847) et de (Marie-Josèphe) Corentine de Botmiliau (1765-1843). Le berceau de la [[famille de Carné]] est en [[Noyal-Muzillac]] (Morbihan) et elle s'est scindée en deux branches, Carné-Marcein et Carné-Carnavalet, au niveau de son grand-père. Il épouse en 1832, Caroline du Marhallac'h, sœur de [[Auguste François Félix du Marhallac'h]], futur prélat et propriétaire du château du Pérennou, à Plomelin. Ils auront six enfants, dont [[Louis de Carné (fils)]].


== Formation ==
== Biographie ==
=== Famille ===
Il fait ses études secondaires au collège de Quimper et, venu à Paris en 1820, les y termine, puis obtient à la Sorbonne une licence en droit en 1825. Introduit dans les salons par son oncle, de Kératry, il reconnaîtra pour son maître à penser, le baron d'Eckstein, qui, écrit-il était "un centre d'attraction pour quelques jeunes chrétiens qui comprenaient, comme lui, l'œuvre des temps nouveaux dans la science et dans la politique<ref>Louis de Carné. Souvenirs de ma jeunesse au temps de la Restauration, 1872</ref>. Dès 1822, il entre au bureau de la Société littéraire, dont il préside la section d'histoire. Il présente des travaux sur le romantisme et sur l'épopée<ref>[[Jean-Yves Guiomar]]. Le bretonisme : les historiens bretons au {{XIXe}} siècle. Rennes : SHAB, 1987.</ref>. De 1819 à 1825, Louis de Carné loge dans la pension d'Emmanuel Bailly de Surgy, avec d'autres jeunes nobles, Eugène de la Gournerie, [[Alexis de Tocqueville]].
Il est le fils de Louis de Carné-Marcein (1769-1847) et de (Marie-Josèphe) Corentine de Botmiliau (1765-1843). Le berceau de la [[famille de Carné]] est en [[Noyal-Muzillac]] (Morbihan) et elle s'est scindée en deux branches, Carné-Marcein et Carné-Carnavalet, à la génération de son grand-père.


Il épouse en 1832, Caroline du Marhallac'h, sœur de [[Auguste François Félix du Marhallac'h]], futur prélat et propriétaire du château du Pérennou, à Plomelin. Ils auront six enfants, dont [[Louis de Carné (fils)]].
== Yed K ==

=== Formation ===
Il fait ses études secondaires au collège de Quimper et, venu à Paris en 1820, les y termine, puis obtient à la [[Sorbonne]] une licence en droit en 1825. Introduit dans les salons par son oncle de Kératry, il reconnaîtra pour son maître à penser, le [[Ferdinand Eckstein|baron d'Eckstein]], qui, écrit-il était {{Citation|un centre d'attraction pour quelques jeunes chrétiens qui comprenaient, comme lui, l'œuvre des temps nouveaux dans la science et dans la politique}}<ref>Louis de Carné. Souvenirs de ma jeunesse au temps de la Restauration, 1872</ref>. Dès 1822, il entre au bureau de la Société littéraire, dont il préside la section d'histoire. Il présente des travaux sur le romantisme et sur l'épopée<ref>[[Jean-Yves Guiomar]]. Le bretonisme : les historiens bretons au {{s-|XIX}}. Rennes : SHAB, 1987.</ref>. De 1819 à 1825, Louis de Carné loge dans la pension d'[[Emmanuel-Joseph Bailly de Surcy]] avec d'autres jeunes nobles, Eugène de La Gournerie, [[Alexis de Tocqueville]].

=== Sa vie adulte ===
En 1824, il entre au Ministère des Affaires étrangères et devient attaché au cabinet du ministre en 1825.
En 1824, il entre au Ministère des Affaires étrangères et devient attaché au cabinet du ministre en 1825.


En 1827 et 1828, il occupe le poste de secrétaire de la Légation de France à [[Lisbonne]].
En 1827 et 1828, il occupe le poste de secrétaire de la Légation de France à [[Lisbonne]].


Il fonde en 1829 avec [[Edmond de Cazalès]] le journal ''[[le Correspondant]]'', organe du parti religieux libéral, opposé aux ultras, mais voulant accroître les libertés pour l'[[Église catholique romaine]]. Il y salue la parution du livre maître de [[Félicité de Lamennais]] en 1830. Le journal, sous cette forme, ne survit pas plus de deux ans.
Il fonde en 1829 avec [[Edmond de Cazalès]] le journal ''[[le Correspondant (revue)|le Correspondant]]'', organe du parti religieux libéral, opposé aux ultras, mais voulant accroître les libertés pour l'[[Église catholique romaine]]. Il y salue la parution du livre maître de [[Félicité de Lamennais]] en 1830. Le journal, sous cette forme, ne survit pas plus de deux ans.


En 1831, il quitte le Ministère des Affaires étrangères pour devenir avocat et pouvoir écrire de manière indépendante.
En 1831, il quitte le Ministère des Affaires étrangères pour devenir avocat et pouvoir écrire de manière indépendante.
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En 1833, après s'être marié et établi dans la région de Quimper, il se fait élire conseiller général du [[Finistère]] dans le canton de [[Plogastel-Saint-Germain]].
En 1833, après s'être marié et établi dans la région de Quimper, il se fait élire conseiller général du [[Finistère]] dans le canton de [[Plogastel-Saint-Germain]].


En 1838, il participe avec [[Théodore Hersart de la Villemarqué]] et son beau-frère, [[Auguste François Félix du Marhallac'h|Auguste du Marallac'h]] à la grande fête culturelle galloise, l'Eisteddfod, à [[Abergavenny]] et est reçu avec eux comme [[barde]] par le [[Gorsedd des bardes de l'Île de Bretagne]], participant ainsi à la première manifestation du [[panceltisme]].
En 1838, il participe avec [[Théodore Hersart de la Villemarqué]], [[Jules de Francheville]] et son beau-frère, [[Auguste François Félix du Marhallac'h|Auguste du Marallac'h]] à la grande fête culturelle galloise, [[Eisteddfod|l'Eisteddfod]], à [[Abergavenny]] et est reçu avec eux comme [[Barde (poète gael)|barde]] par le [[Gorsedd des bardes de l'Île de Bretagne]], participant ainsi à la première manifestation du [[panceltisme]].


Il est aussi député de [[Quimper]] de 1839 à 1846, ayant été réélu en 1842, 1846 et 1847.
Il est aussi député de [[Quimper]] de 1839 à 1846, ayant été réélu en 1842, 1846 et 1847.
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Au début de 1847, il revient au Ministère des Affaires étrangères comme directeur du commerce et doit se soumettre à une réélection législative qu'il obtient. Il sait alors faire preuve d'indépendance vis-à-vis du gouvernement.
Au début de 1847, il revient au Ministère des Affaires étrangères comme directeur du commerce et doit se soumettre à une réélection législative qu'il obtient. Il sait alors faire preuve d'indépendance vis-à-vis du gouvernement.


Il écrit de nombreux articles pour le ''[[Journal des débats]]'' et la ''[[Revue des deux Mondes]]'' et dans "Le Nouveau Correspondant". Ses thèmes de prédilection sont la politique religieuse, l'Histoire de France et de Bretagne, ainsi que la politique étrangère ([[Grande-Bretagne]], [[Belgique]], [[Haïti]], [[Irlande (île)|Irlande]], [[Italie]] et [[Saint-Siège]], etc.)
Il écrit de nombreux articles pour le ''[[Journal des débats]]'' et la ''[[Revue des deux Mondes]]'' et dans ''Le Nouveau Correspondant''. Ses thèmes de prédilection sont la politique religieuse, l'Histoire de France et de Bretagne, ainsi que la politique étrangère ([[Grande-Bretagne]], [[Belgique]], [[Haïti]], [[Irlande (île)|Irlande]], [[Italie]] et [[Saint-Siège]], etc.)


Lors de la [[Révolution française de 1848]], il résigne sa charge et se retire à nouveau dans sa région natale.
Lors de la [[Révolution française de 1848]], il résigne sa charge et se retire à nouveau dans sa région natale.
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Il renoue avec la politique nationale en se présentant sans succès à la députation en [[1869]] et en [[1871]].
Il renoue avec la politique nationale en se présentant sans succès à la députation en [[1869]] et en [[1871]].


En [[Légitimisme|légitimiste]] soucieux de l'équilibre de la société, il est, avec [[Armand de Melun]], l'un des fondateurs de la [[Société d'économie charitable]] (1849) et de la Société internationale des études pratiques d'économie sociale. <br>Soutenu par les opposants au [[Second Empire]] ([[Charles de Montalembert|Montalembert]], [[Félix Dupanloup|Dupanloup]], [[François Guizot|Guizot]]), il est élu au douzième fauteuil de l'[[Académie française]] le 23 avril 1863, au troisième tour de scrutin, contre [[Émile Littré]].
En [[Légitimisme|légitimiste]] soucieux de l'équilibre de la société, il est, avec [[Armand de Melun]], l'un des fondateurs de la [[Société d'Économie charitable|Société d'économie charitable]] (1849) et de la Société internationale des études pratiques d'économie sociale. <br>Soutenu par les opposants au [[Second Empire]] ([[Charles de Montalembert|Montalembert]], [[Félix Dupanloup|Dupanloup]], [[François Guizot|Guizot]]), il est élu au douzième fauteuil de l'[[Académie française]] le {{date-|23 avril 1863}}, au troisième tour de scrutin, contre [[Émile Littré]].


Il est président de la [[Société archéologique du Finistère]] en 1875 et décède en 1876 au château du Pérennou, en Plomelin<ref>''Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne'', [[Coop Breizh]] et [[Institut culturel de Bretagne]], 1997, {{p.|76}}.</ref>.
Il est président de la [[Société archéologique du Finistère]] en 1875 et décède en 1876 au château du Pérennou, en [[Plomelin]]<ref>''Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne'', [[Coop Breizh]] et [[Institut culturel de Bretagne]], 1997, {{p.|76}}.</ref>.


Son fils, [[Louis de Carné (fils)|Louis de Carné]] (1844-1870/71) participa à l'[[Expédition du Tonkin|expédition française du Mékong]] de 1866 à 1868. Gravement malade à son retour, il ne put achever la rédaction de ses notes de voyage. Après sa mort, c'est son père qui se chargea de la préface et de la publication du livre en [[1872]]<ref>''Voyage en Indo-Chine et dans l'empire chinois'', Éd. originale, Paris, E. Dentu, 1872 ; réimpression : Genève, Olizane, 2003, 444 p. {{ISBN|2880862965}}.</ref>.
Son fils, [[Louis de Carné (fils)|Louis de Carné]] (1844-1871), participa à la [[Mission d'exploration du Mékong (1866-1868)]]. Gravement malade à son retour, il ne put achever la rédaction de ses notes de voyage. Après sa mort, c'est son père qui se chargea de la préface et de la publication du livre en [[1872]]<ref>''Voyage en Indo-Chine et dans l'empire chinois'', Éd. originale, Paris, E. Dentu, 1872 ; réimpression : Genève, Olizane, 2003, 444 p. {{ISBN|2880862965}}.</ref>.


== Œuvres ==
== Œuvres ==
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* ''L'Europe et le second Empire'' (1865)
* ''L'Europe et le second Empire'' (1865)
* ''Les États de Bretagne et l'administration de cette province jusqu'en 1789'' (1868)<ref>Son ouvrage fondamental [...] toujours apprécié aujourd'hui (cf. ''Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne'', [[Coop Breizh]] et [[Institut culturel de Bretagne]], 1997, {{p.|76}}.)</ref>
* ''Les États de Bretagne et l'administration de cette province jusqu'en 1789'' (1868)<ref>Son ouvrage fondamental [...] toujours apprécié aujourd'hui (cf. ''Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne'', [[Coop Breizh]] et [[Institut culturel de Bretagne]], 1997, {{p.|76}}.)</ref>
* ''Souvenirs de ma jeunesse au temps de la [[Restauration française|Restauration]]'' (1872).
* ''Souvenirs de ma jeunesse au temps de la [[Restauration française|Restauration]]'' (1872), [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6450290n.texteImage lire en ligne].


== Notes et références ==
== Notes et références ==
* [[René Kerviler]], Dictionnaire bio-bibliographique breton. T. IV, p. 481.
* [[René Kerviler]], Dictionnaire bio-bibliographique breton. T. IV, {{p.|481}}.
* Finistère : dictionnaire biographique illustré, Flammarion et Wagner, 1912.
* Finistère : dictionnaire biographique illustré, Flammarion et Wagner, 1912.
* Audran, Notice nécrologique, in : Bulletin de la Société archéologique du Finistère, T. III, 1876.
* Audran, Notice nécrologique, in : Bulletin de la Société archéologique du Finistère, T. III, 1876.
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{{Références}}
{{Références}}


== Lien externe ==
== Liens externes ==
{{Liens}}
* [http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/louis-de-carne?fauteuil=12&election=23-04-1863 Notice biographique de l'Académie française]


== Articles connexes ==
== Articles connexes ==
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|jour=deces
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|date=11 février 1876
|date=11 février 1876
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[[Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle]]
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[[Catégorie:Naissance en février 1804]]
[[Catégorie:Naissance en février 1804]]
[[Catégorie:Naissance à Quimper]]
[[Catégorie:Naissance à Quimper]]
[[Catégorie:Décès en février 1876]]
[[Catégorie:Décès en février 1876]]
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[[Catégorie:Décès à Plomelin]]
[[Catégorie:Étudiant de la faculté de droit de Paris]]
[[Catégorie:Personnalité légitimiste du XIXe siècle]]
[[Catégorie:Avocat français du XIXe siècle]]
[[Catégorie:Diplomate français du XIXe siècle]]
[[Catégorie:Président du conseil général du Finistère]]

Dernière version du 4 février 2024 à 14:46

Louis de Carné
Fonctions
Président
Société archéologique du Finistère
-
Président
Conseil général du Finistère (d)
-
Fauteuil 12 de l'Académie française
-
Député du Finistère
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Faculté de droit de Paris
Petit séminaire de Sainte-Anne d'Auray (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Conjoint
Marie Caroline du Marhallac'h (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Parti politique
Membre de
Distinction
Blason

Louis-Marie de Carné-Marcein, né le à Quimper et mort le à Plomelin, est un diplomate, homme politique, journaliste et historien français, membre de l'Académie française.

Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur.

Il est le fils de Louis de Carné-Marcein (1769-1847) et de (Marie-Josèphe) Corentine de Botmiliau (1765-1843). Le berceau de la famille de Carné est en Noyal-Muzillac (Morbihan) et elle s'est scindée en deux branches, Carné-Marcein et Carné-Carnavalet, à la génération de son grand-père.

Il épouse en 1832, Caroline du Marhallac'h, sœur de Auguste François Félix du Marhallac'h, futur prélat et propriétaire du château du Pérennou, à Plomelin. Ils auront six enfants, dont Louis de Carné (fils).

Il fait ses études secondaires au collège de Quimper et, venu à Paris en 1820, les y termine, puis obtient à la Sorbonne une licence en droit en 1825. Introduit dans les salons par son oncle de Kératry, il reconnaîtra pour son maître à penser, le baron d'Eckstein, qui, écrit-il était « un centre d'attraction pour quelques jeunes chrétiens qui comprenaient, comme lui, l'œuvre des temps nouveaux dans la science et dans la politique »[1]. Dès 1822, il entre au bureau de la Société littéraire, dont il préside la section d'histoire. Il présente des travaux sur le romantisme et sur l'épopée[2]. De 1819 à 1825, Louis de Carné loge dans la pension d'Emmanuel-Joseph Bailly de Surcy avec d'autres jeunes nobles, Eugène de La Gournerie, Alexis de Tocqueville.

Sa vie adulte

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En 1824, il entre au Ministère des Affaires étrangères et devient attaché au cabinet du ministre en 1825.

En 1827 et 1828, il occupe le poste de secrétaire de la Légation de France à Lisbonne.

Il fonde en 1829 avec Edmond de Cazalès le journal le Correspondant, organe du parti religieux libéral, opposé aux ultras, mais voulant accroître les libertés pour l'Église catholique romaine. Il y salue la parution du livre maître de Félicité de Lamennais en 1830. Le journal, sous cette forme, ne survit pas plus de deux ans.

En 1831, il quitte le Ministère des Affaires étrangères pour devenir avocat et pouvoir écrire de manière indépendante.

En 1833, après s'être marié et établi dans la région de Quimper, il se fait élire conseiller général du Finistère dans le canton de Plogastel-Saint-Germain.

En 1838, il participe avec Théodore Hersart de la Villemarqué, Jules de Francheville et son beau-frère, Auguste du Marallac'h à la grande fête culturelle galloise, l'Eisteddfod, à Abergavenny et est reçu avec eux comme barde par le Gorsedd des bardes de l'Île de Bretagne, participant ainsi à la première manifestation du panceltisme.

Il est aussi député de Quimper de 1839 à 1846, ayant été réélu en 1842, 1846 et 1847.

Au début de 1847, il revient au Ministère des Affaires étrangères comme directeur du commerce et doit se soumettre à une réélection législative qu'il obtient. Il sait alors faire preuve d'indépendance vis-à-vis du gouvernement.

Il écrit de nombreux articles pour le Journal des débats et la Revue des deux Mondes et dans Le Nouveau Correspondant. Ses thèmes de prédilection sont la politique religieuse, l'Histoire de France et de Bretagne, ainsi que la politique étrangère (Grande-Bretagne, Belgique, Haïti, Irlande, Italie et Saint-Siège, etc.)

Lors de la Révolution française de 1848, il résigne sa charge et se retire à nouveau dans sa région natale.

Il renoue avec la politique nationale en se présentant sans succès à la députation en 1869 et en 1871.

En légitimiste soucieux de l'équilibre de la société, il est, avec Armand de Melun, l'un des fondateurs de la Société d'économie charitable (1849) et de la Société internationale des études pratiques d'économie sociale.
Soutenu par les opposants au Second Empire (Montalembert, Dupanloup, Guizot), il est élu au douzième fauteuil de l'Académie française le , au troisième tour de scrutin, contre Émile Littré.

Il est président de la Société archéologique du Finistère en 1875 et décède en 1876 au château du Pérennou, en Plomelin[3].

Son fils, Louis de Carné (1844-1871), participa à la Mission d'exploration du Mékong (1866-1868). Gravement malade à son retour, il ne put achever la rédaction de ses notes de voyage. Après sa mort, c'est son père qui se chargea de la préface et de la publication du livre en 1872[4].

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Vues sur l'histoire contemporaine (1833)
  • Guiscriff, scènes de la Terreur dans une paroisse bretonne, précédé d'une notice historique sur la chouannerie. Roman (1835)
  • Des Intérêts nouveaux en Europe depuis la révolution de 1830 (1838)
  • Du Gouvernement représentatif en France et en Angleterre (1841)
  • Études sur les fondateurs de l'unité nationale en France (1842)
  • Études sur l'histoire du gouvernement représentatif en France, de 1789 à 1848 (1855)
  • Les Fondateurs de l'unité française : Suger, saint Louis, Bertrand Du Guesclin, Jeanne d'Arc, Louis XI, Henri IV, Richelieu, Mazarin. Études historiques (1856)
  • La Monarchie française au dix-huitième siècle : étude historiques sur les règnes de Louis XIV et de Louis XV (1859)
  • L'Europe et le second Empire (1865)
  • Les États de Bretagne et l'administration de cette province jusqu'en 1789 (1868)[5]
  • Souvenirs de ma jeunesse au temps de la Restauration (1872), lire en ligne.

Notes et références

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  • René Kerviler, Dictionnaire bio-bibliographique breton. T. IV, p. 481.
  • Finistère : dictionnaire biographique illustré, Flammarion et Wagner, 1912.
  • Audran, Notice nécrologique, in : Bulletin de la Société archéologique du Finistère, T. III, 1876.
  • En Bretagne, au moins six rues portent son nom (Louis-Marie de Carné-Marcein), d'après Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, 1997.
  • « Louis de Carné », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  1. Louis de Carné. Souvenirs de ma jeunesse au temps de la Restauration, 1872
  2. Jean-Yves Guiomar. Le bretonisme : les historiens bretons au XIXe siècle. Rennes : SHAB, 1987.
  3. Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, Coop Breizh et Institut culturel de Bretagne, 1997, p. 76.
  4. Voyage en Indo-Chine et dans l'empire chinois, Éd. originale, Paris, E. Dentu, 1872 ; réimpression : Genève, Olizane, 2003, 444 p. (ISBN 2880862965).
  5. Son ouvrage fondamental [...] toujours apprécié aujourd'hui (cf. Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, Coop Breizh et Institut culturel de Bretagne, 1997, p. 76.)

Liens externes

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Articles connexes

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